Lundi 8 février, J-4 avant l'arrivée de Santi, on a presque tous en tête l'air de "Mickaël est de retour" : ce jeudi l'ami Santiago nous revient d'Argentine pour tenter avec nous de relever le gant, tenter le défi un peu fou de redresser la barre pour notre équipe fanion en Nationale 1.
Nous en reparlerons en long, en large et en travers, mais aujourd'hui je voulais dire un mot du petit exploit réalisé par notre groupe hyper-minimaliste parti à la bataille à Coutras samedi dernier, comme on part à l'abattoir.
Face au co-leader de Nationale 1 avec sa troupe de mercenaires latinos, meilleure attaque du championnat, gros budget, grand public, nous sommes arrivés dans notre petit bus à 5 joueurs de champ en tout et pour tout (sans faire insulte à l'ami Didier qui a lui aussi chaussé sans rechigner des patins qui rouillaient dans son garage depuis quelques années). 5 joueurs de champ et 2 gardiens, dont 3 juinors et deux cadets...
Amaury pour son premier match sénior face à l'ogre coutrillon dans sa propre salle, fallait oser. Eh bien il ne s'est pas contenté de figurer, il s'est battu comme un lion et a même failli marquer.
Paul qui connaissait sa première expérience en N1 la semaine précédente... face à Quévert, l'autre co-leader, excusez du peu, et se pointait avec un dos tout coincé.
Mathurin qui faisait presque figure d'ancien, mais se serait passé de sa fièvre et de ses poumons en vrille.
Yves-Marie qui se prenait un shoot d'anthologie en pleine cheville après 2 mn de jeu et faisait mine de rien pendant les 48 minutes restante, parvenant à garder énergie et nerfs au service du collectif, menant la danse en défense comme en attaque.
Arthur qui tenait les 50 longues minutes sans jamais connaître un coup de mou et enchaînait accélérations en attaque et retours défensifs à 100 à l'heure, pour finir par marquer... mais paradoxalement frustré de n'en avoir pas mis d'autres.
Et puis les gardiens.
Gaêtan qui écoeurait les tentatives de dribbles des artistes adverses, les shoots puissants, précis et en feu continu, les tentatives de combinaisons magnifiques, pour s'incliner finalement sur un pénalty imaginaire ou une balle déviée par la joue de Mathurin.
Et finalement Théo rentré comme une fleur au milieu de la bataille qui fait rage pour le dernier quart d'heure et tient sa cage inviolée à force de bonds, d'anticipations et de réflexes incroyables.
Au fait, si ils ont ainsi tenu, on peut remercier Laurent pour la formidable préparation physique qu'il apporte aux gars depuis des mois !
Ouais, une chouette équipe de p'tits jeunes comme on les aime, groupuscule de résistants qui font honneur au club et tiennent héroïquement face à la Panzer Division, sur ses terres. De mon côté je suis encore aphone ce lundi. Mais c'est vrai que devant un tel match, on reste sans voix...
Pierre |